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Alice Recoque, née en 1929 à Cherchell, est une figure emblématique de l’histoire de l’informatique française malgré son anonymat relatif. Dès son adolescence, sa passion pour la physique and the mathématiques l’amène à rejoindre Paris où elle intègre l’ESPCI. Diplômée en 1954, elle intègre la Société d’électronique et d’automatisme et contribue au développement des premiers calculateurs. En 1966, elle joue un rôle clé dans le projet Mitra 15, dans le cadre du Plan Calcul, une initiative majeure pour équiper la France en informatique avancée. Plus tard, en tant que directrice chez Bull, elle participe à des avancées notables en artificial intelligence, notamment dans les systèmes de compréhension du language naturel. Alice Recoque a laissé une empreinte indélébile sur le domaine de l’informatique, même si sa reconnaissance n’est apparue que tardivement.
Alice Recoque, une figure essentielle et pourtant méconnue de l’artificial intelligence française, a contribué significativement au développement de l’informatique et de l’IA. De ses débuts à Cherchell en Algérie à son rôle prédominant chez Bull, elle a su faire progresser des technologies qui sont aujourd’hui à l’avant-garde des innovations. Cet article plonge dans sa vie et son impact durable sur le monde technologique.
Une passion née à Cherchell
Alice Recoque voit le jour en 1929 dans la petite ville côtière de Cherchell, en Algérie, alors sous administration française. Dès l’adolescence, elle développe une passion pour la physique and the mathématiques. Après la guerre, elle part pour Paris afin de poursuivre ses études. En 1947, elle obtient son baccalauréat et s’engage dans la préparation du concours d’entrée à l’ESPCI, l’une des rares écoles d’ingénieurs ouvertes aux jeunes filles.
Les premières heures de l’informatique française
En 1951, Alice intègre la 69ème promotion de l’ESPCI et en sort diplômée en 1954. La même année, elle est recrutée par la SEA (Société d’électronique et d’automatisme), une des premières entreprises informatiques françaises. Elle travaille sur les calculateurs CAB 500 et CAB 1500, contribuant à l’amélioration des dispositifs de mémoire à tambour et des interfaces, rendant la technologie plus accessible aux non-spécialistes.
Le projet Mitra 15 et le Plan Calcul
En 1966, dans le cadre du Plan Calcul initié par le Général-de-Gaulle, Alice prend la tête de l’équipe chargée de la conception du Mitra 15, un micro-ordinateur performant et abordable pour l’époque. Cette innovation, qui équipe rapidement de nombreuses entreprises et centres de recherche, ouvre la voie à des architectures capables de traiter des flux de données parallèles, catalysant l’essor de l’IA moderne.
Chef de l’IA chez Bull
En 1985, Bull, acteur stratégique de l’informatique française, nomme Alice Recoque directrice de la mission « Intelligence artificielle ». Elle y fonde le Cediag, le centre de recherche dédié à l’IA. Son travail se concentre sur le développement de systèmes capables de décoder des écrits en langage naturel et améliore les processus d’aide à la décision, jetant les bases des technologies d’IA générative.
Une reconnaissance tardive
Alice Recoque décède le 28 janvier 2021 dans l’Essonne, dans un relatif anonymat. Après sa mort, sa page Wikipedia risque d’être supprimée par un groupe de contributeurs, considérant injustement qu’elle n’a pas marqué l’histoire de l’IA. En 2024, pour honorer sa mémoire, un supercalculateur exascale français est baptisé en son nom, marquant sa contribution inestimable au monde de l’artificial intelligence.