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L’association entre l’émergence de l’intelligence artificielle et l’augmentation du chômage des jeunes est souvent présumée. Toutefois, des recherches récentes remettent en question cette théorie. Deux études approfondies indiquent que le télétravail pourrait plutôt jouer un rôle majeur dans ce phénomène. En effet, l’accès à des postes largement influencés par l’IA coïncide souvent avec des emplois télétravaillables, ce qui rend nécessaire une distinction précise entre les deux impacts. Ces travaux soulignent la complexité de la dynamique de l’emploi en 2025 et la nécessité d’une analyse prudente des causes sous-jacentes du chômage des jeunes.
La montée du chômage des jeunes est souvent attribuée à l’introduction de l’Intelligence Artificielle (IA) dans divers secteurs professionnels. Cependant, deux études récentes contestent cette idée reçue, suggérant au contraire que le télétravail pourrait être un facteur bien plus influent dans l’augmentation des taux de chômage chez les jeunes. Ces études révèlent que ce mode de travail, souvent utilisé dans les métiers exposés à l’IA, est peut-être responsable du déclin des embauches parmi la jeune génération.
Réexamen des causes du chômage
De nombreuses analyses ont incriminé l’IA en tant que principal facteur de l’augmentation du chômage des jeunes aux États-Unis. Une étude de 2025 réalisée par des chercheurs de l’Université de Stanford soulignait une baisse significative de l’emploi pour les jeunes dans les professions à risque d’automatisation tels que les développeurs logiciels et les conseillers du service client. Cependant, une enquête de la Réserve Fédérale américaine (Fed) remet en question cette conclusion.
Le rôle du télétravail
Selon l’étude de la Fed, le télétravail est responsable de 64% de l’augmentation du chômage chez les jeunes entre 2017 et 2019, en comparaison avec la période de 2022 à 2025. En analysant les taux de chômage parmi les jeunes travaillant à distance, il apparaît que le chômage est plus élevé par rapport à ceux ayant des emplois en présentiel. Lorsque la pandémie a augmenté la fréquence du télétravail, les jeunes ont semblé en pâtir davantage, accentuant une tendance déjà sensible.
Comparaisons internationales
Une autre étude menée par des chercheurs de la London School of Economics et d’Oxford, qui s’appuie sur une immense base de données de divers pays tels que les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, et l’Australie, corrobore cette hypothèse. Les chercheurs ont observé que l’exposition à l’IA et le télétravail sont fréquemment mêlés dans les mêmes professions. Ils ont noté que lorsque l’on dissocie statistiquement l’effet du télétravail, l’impact de l’IA sur les embauches des jeunes perd de son importance.
Un besoin de supervision
Les jeunes recrues nécessitent souvent davantage de supervision et d’apprentissage sur le lieu de travail, éléments rendus compliqués par le télétravail. Cette situation peut entraîner un coût supplémentaire pour les entreprises, les décourageant de recruter des jeunes talents. Ainsi, ces organisations sont incitées à privilégier les travailleurs plus expérimentés qui s’adaptent plus rapidement au travail en autonomie.
Perspectives d’avenir et solutions potentielles
Le besoin croissant de supervision et de formation pour les jeunes recrues pourrait être atténué par un meilleur encadrement qui combinerait des approches hybrides, alternant entre travail à distance et en présentiel. En favorisant un environnement de travail qui réduit les obstacles à la collaboration et à l’apprentissage direct, les entreprises pourraient rendre leurs effectifs plus inclusifs pour les jeunes travailleurs.
En effet, ces études mettent en lumière que l’impact de l’IA sur l’emploi des jeunes ne peut être évalué de manière isolée. Les circonstances qui entourent le télétravail, les changements organisationnels et la nécessité de former peuvent étendre et accentuer des effets qu’on pourrait à tort attribuer uniquement à l’intelligence artificielle.