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L’intelligence artificielle générale (IAG) est souvent présentée comme le saint Graal de la recherche en intelligence artificielle. Alors que certaines entités affirment être sur le point de réaliser cet exploit, d’autres spécialistes posent la question suivante : Et si l’IAG existait déjà, mais nous échappait encore ? De nouveaux débats émergent sur la définition même de l’IAG, avec certains experts soutenant que notre vision actuelle de l’intelligence pourrait nous empêcher de reconnaître ce que nous avons déjà accompli. Dans cet article, nous allons examiner les arguments pour et contre cette hypothèse, ainsi que les implications potentielles pour le futur de l’IA.
La Quête de l’Intelligence Artificielle Générale
Depuis des décennies, la quête de l’intelligence artificielle générale occupe les esprits des chercheurs et des grandes firmes d’intelligence artificielle, telles qu’OpenAI. Le but est de créer une IA capable d’égaler l’intelligence humaine dans différents aspects. À ce jour, de nombreux experts parient encore sur les grands modèles de langage (LLM), tandis que d’autres préfèrent explorer des approches alternatives, telles que les « modèles de monde » initiés par Yann LeCun.
La Redéfinition de l’Intelligence
L’une des questions fondamentales est de savoir comment définir l’IAG. Les spécialistes, comme Eddy Keming Chen et ses collègues de l’Université de Californie, soutiennent l’idée que l’intelligence artificielle doit inclure les humains également, écartant toute exigence de perfection atteinte par les spécialistes dans des domaines spécifiques. Ainsi, des modèles tels que ChatGPT réussissent à imiter des compétences humaines expertes, cela pourrait suffire à considérer que l’IAG a déjà été atteinte dans certaines dimensions.
Objections et Réfutations
Cependant, l’idée que l’IAG est déjà une réalité n’est pas sans opposition. Les critiques les plus courantes incluent la notion que les LLM ne sont que des « perroquets stochastiques ». Cependant, les récents modèles ont montré qu’ils sont capables de résoudre de nouveaux problèmes mathématiques et d’exceller dans la transfert de compétences entre différents domaines, ce qui va bien au-delà de la simple répétition des données d’entraînement.
Intelligence Sans Corps
Une autre objection concerne l’absence de représentation physique du monde et le fait que l’intelligence n’ait pas besoin de corps physique. Les spécialistes soulignent que, bien que les LLM n’aient pas de corps, l’intelligence réside principalement dans la capacité à comprendre et prédire les conséquences des actions, ce que ces modèles sont capables d’accomplir. L’ère de l’intelligence artificielle matérielle, ou « Physical AI », ne fait que commencer avec les avancées en robotique.
Les Hallucinations : Un Frein à l’IAG ?
Une autre source d’inquiétude est la fréquence des hallucinations générées par les chatbots, où ceux-ci produisent des informations incorrectes. Bien que des améliorations aient été notées avec les générations successives de modèles, une réponse sur dix pourrait encore contenir une hallucination, selon des études réalisées par OpenAI. Les humains eux-mêmes ne sont pas exempts de biais cognitifs, ce qui ouvre la question sur la tolérance que nous devrions accorder aux erreurs de l’IA.
Un Nouveau Paradigme de l’Intelligence ?
En conclusion, les auteurs tels que ceux mentionnés précédemment affirment que nous pourrions avoir déjà atteint l’intelligence artificielle générale. La question peut résider dans notre conception de l’intelligence, trop étroite et anthropocentrique, qui pourrait nous empêcher de reconnaître cette nouvelle forme d’intelligence. La ballade entre intelligence naturelle et artificielle pourrait voir une convergence, redéfinissant notre compréhension même de l’intellect.