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En plein cœur de la saison des récompenses cinématographiques, le film The Brutalist fait l’objet d’une controverse croissante en raison de l’utilisation de l’Intelligence Artificielle (IA) pour peaufiner les dialogues en hongrois. Cette œuvre menée par le réalisateur Brady Corbet, mettant en scène Adrien Brody dans le rôle principal, se distingue par son récit poignant sur un architecte hongrois rescapé de la Shoah, tout en suscitant des débats animés parmi les critiques et les passionnés de cinéma. Alors que les Oscars approchent, les discussions s’intensifient quant à l’impact de l’IA sur le mérite artistique, questionnant l’équilibre entre innovation technologique et performance humaine. Malgré les polémiques, le film reste l’un des favoris avec ses 10 nominations, soulignant l’importance de cette production dans le paysage cinématographique actuel.
Alors que les Oscars 2025 s’annoncent avec une série de films prometteurs, « The Brutalist », une œuvre cinématographique audacieuse réalisée par Brady Corbet, attire de l’attention en raison d’une controverse entourant l’usage de l’intelligence artificielle (IA) durant sa post-production. Ce long-métrage, relatant la vie d’un architecte hongrois survivant de la Shoah, est au cœur de débats concernant l’emploi de la technologie pour améliorer l’accent hongrois des acteurs principaux. À mesure que le film engrange des nominations et récompenses, l’opinion publique s’interroge sur l’impact de ces technologies récentes dans l’industrie cinématographique.
Un film acclamé et une controverse inattendue
The Brutalist a déjà captivé l’attention du public et de l’industrie en décrochant le Lion d’argent à la Mostra de Venise et trois Golden Globes, dont celui de meilleur film dramatique et de meilleur acteur pour Adrien Brody. Cependant, son élan vers les Oscars pourrait être terni par une récente polémique.
Des accents polémiques
La controverse a éclaté lorsqu’il a été révélé que l’IA avait été utilisée pour corriger les accents hongrois de Brody, de nationalité américaine, et de Felicity Jones, britannique. Le monteur Dávid Jancsó a justifié cette démarche en expliquant la difficulté de maîtriser le hongrois, l’une des langues les plus ardues à prononcer. Le recours à l’IA visait à s’assurer que même les spectateurs hongrois n’y verraient que du feu.
Défense du réalisateur
Face aux critiques montantes, le réalisateur Brady Corbet a tenu à prendre la parole. Dans une déclaration, il a affirmé que les performances des acteurs restaient authentiques et que la contribution de la société ukrainienne Respeecher avait été limitée. La technologie d’IA avait servi uniquement à ajuster les dialogues en hongrois, spécifiquement des voyelles et lettres qui nécessitaient une précision sonore.
La perception des acteurs
Adrien Brody a également commenté la situation, précisant que les modifications étaient minimes et concernaient uniquement quelques mots en hongrois. L’acteur a souligné l’ampleur du travail fourni, déplorant que l’IA puisse susciter des inquiétudes, mais encourageant à considérer cette technologie avec un recul judicieux.
Un impact sur les Oscars ?
Alors que la cérémonie des Oscars s’approche, l’industrie se demande si cette controverse pourrait influencer le vote des membres de l’Académie. La question de l’usage de l’IA dans le cinéma actuel devient un nouveau sujet de débat dans la saison des récompenses. Stan Brooks, producteur américain, a défendu ardemment le film, rappelant qu’il s’agit d’une œuvre exceptionnellement sincère.
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Au-delà de la Technologie
Le film, qui s’aventure dans des réflexions sociales et culturelles profondes, traite des désillusions du rêve américain à travers le parcours de László Toth. Entre récits personnels et critiques sociales, « The Brutalist » brosse le tableau d’une société polarisée, levée à la recherche d’identité et de sens.